8 novembre 2018 - Calgary (Alberta)
Date: 8 novembre 2018
Location: Calgary (Alberta)
| Organisation | |||
|---|---|---|---|
| 1. | Shawna Morning Bull, gestionnaire du développement des entreprises, Aide au développement des collectivités – Traité n° 7 | 2. | Peter Garrett, vice-président associé, Recherche – Innovation, Université de Calgary |
| 3. | David Ross, President, président, Southern Alberta Institute of Technology (SAIT) | 4. | Meera Nathwani-Crowe, gestionnaire, Technologie et innovation, Canadian Natural Resources Ltd. et membre du conseil, Alliance pour l’innovation dans les sables bitumineux du Canada (AISBC) |
| 5. | Colleen Collins, vice-présidente, Canada West Foundation | 6. | Court Ellingson, vice-président, Recherche et stratégie, Calgary Economic Development |
| 7. | Kory Zwack, Manager, Engagement du gouvernement, Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) | 8. | Brenda Kenny, présidente, Alberta Innovates |
| 9. | Barry Windsor, directeur des retombées industrielles et technologiques, Raytheon Canada | 10. | Alice Reimer, Rockies Lead, Creative Destruction Lab, Rocheuses |
| 11. | Leann Hackman-Carty, PDG, Economic Developers, Alberta | 12. | Sandi Gilbert,PDG, SeedUps Canada |
Q1) À quoi ressemblera une économie de l'Ouest canadien plus solide dans dix ans?
Main-d'œuvre et acquisition des compétences :
- Nous avons besoin d’une main-d’œuvre plus inclusive et plus souple.
- Nous devons recycler et redéployer les personnes dans des industries fondées sur le savoir.
- Les travailleurs du savoir sont essentiels – des choses comme un visa d’établissement de deux semaines pourraient aider.
- Résoudre la question des talents à l’heure actuelle est un jeu de devinettes – il existe certaines données sur la main-d’œuvre pour appuyer ces devinettes, mais elles sont faibles. Il serait utile d’avoir de meilleures statistiques pour mieux comprendre la situation et les possibilités qui s’offrent à nous – il faut choisir les gagnants et les perdants, compte tenu des ressources financières et des possibilités d’investissement limitées.
- Nous devons agir de façon délibérée et intentionnelle pour être prêts aux changements liés à l’intelligence artificielle.
- Nous devons trouver des façons de libérer le potentiel des travailleurs créatifs.
Culture et innovation :
- Nous devons poursuivre nos efforts pour instaurer une culture d’innovation. Actuellement, nous sommes une culture de preneurs de prix des matières premières. Nous devons adopter un état d’esprit différent – les cultures innovatrices permettent de faire les choses beaucoup plus rapidement.
- Les travailleurs du savoir qui comprennent ce qu’il faut pour favoriser le changement et l’innovation apporteront un état d’esprit différent.
- Nous avons une forte capacité d’invention, mais nous devons tirer parti de la force que nous avons dans les établissements d’enseignement postsecondaire et développer des idées novatrices ici au lieu de les exporter ailleurs. Nous avons de grandes idées, mais nous devons les mettre en œuvre – en extraire la valeur économique (innovation).
- Règlement :
- L’un des principaux obstacles à l’innovation est notre fardeau réglementaire – nous devons être prêts à changer pour permettre aux personnes d’expérimenter de nouvelles choses.
Tirer parti des points forts :
- Beaucoup de personnes n’appuient pas le secteur pétrolier et gazier et sa contribution économique. Notre économie ne pourra être forte si cette attitude persiste ou prend de l’ampleur.
- Nous devons exploiter les ressources existantes afin de passer à un avenir à faibles émissions de carbone et à une économie plus diversifiée. Les ressources sont le moteur de la croissance économique dans l’Ouest canadien, mais aussi un moteur de diversification.
- Nous devons miser sur notre solide secteur pétrolier et gazier – l’accès aux marchés est un élément clé pour éviter de perdre des milliards de dollars.
- L’accès aux marchés est notre travail prioritaire.
- Nous devons faire preuve d’innovation et intégrer la réflexion sur l’environnement pour réduire les répercussions sur l’air, le sol et l’eau.
Diversification :
- Nous avons besoin d’une diversification des marchés et des industries. En l’absence d’un tel mécanisme, le cycle dramatique dans lequel nous vivons se poursuivra.
- La diversification des marchés exige également une diversification de la chaîne d’approvisionnement. Nous devons faire partie de solides chaînes d’approvisionnement et de valeurs mondiales.
- Nous devons parier sur d’autres domaines (outre le secteur de l’énergie) où nous pouvons jouer un rôle dans l’économie mondiale. Nous devons faire un choix et mettre en place les conditions propices dans d’autres secteurs de l’économie.
- La diversification vient en partie du fait que nous pensons différemment à la façon dont nous menons certaines de nos activités habituelles et que nous développons de tout nouveaux courants. Par exemple, nous devons penser différemment à la production de pétrole et de gaz – des choses qui changeront la nature du bassin des sables bitumineux et qui utiliseront le bitume de différentes façons.
- Le secteur pétrolier et gazier est la raison pour laquelle nous avons un centre d’innovation en matière de technologies propres – nous n’avons pas de centre de technologies propres en dépit du secteur.
- Nous avons besoin d’un plus grand nombre de Canadiens qui investissent dans les entreprises de technologies propres.
- Les possibilités de valeur ajoutée, y compris dans le secteur des ingrédients alimentaires, sont immenses. Nous devons passer d’une économie de ressources axée sur les produits de base à une économie plus axée sur le développement de produits.
Réconciliation :
- C’est une période de réconciliation avec les peuples autochtones, et il y a une nouvelle génération émergente de jeunes autochtones qui posent des questions et s’engagent. Nous devons tous être prêts à nous engager et chercher des possibilités pour eux et pour tous les jeunes de se mobiliser.
Services numériques :
- La croissance future dans n’importe quel secteur sera tirée du développement numérique, et nous devons donc l’appuyer. Il est concevable que nos unités de production (agriculture, pétrole et gaz) se trouvent dans une situation de vente orientée sur les chaînes de blocs à l’échelle mondiale, avec des prix mondiaux équitables.
Accès au capital :
- Nous devons améliorer la connectivité des innovateurs, pour ce qui est de l’accès au capital. La connectivité globale dans l’économie de l’innovation est essentielle.
Villes et grappes :
- Nous devons nous concentrer davantage sur les villes, car elles deviendront encore plus importantes dans l’économie. C’est là que se produisent les collisions entre les intervenants et les grappes.
- Nous aurons plus de grappes – plus de petites entreprises qui font des choses différentes et qui interagissent les unes avec les autres pour trouver des solutions.
Q2) Quelles sont les meilleures façons de stimuler une nouvelle croissance dans l'Ouest canadien?
Les personnes, l'éducation et le talent :
- Nous avons un besoin urgent de travailleurs dont la nouvelle économie a besoin – de nombreux emplois disponibles aujourd’hui ne peuvent être comblés. Nous devons nous concentrer sur l’éducation.
- Nous devons encourager l’entrepreneuriat dans l’ensemble de notre système de gouvernement, de soins de santé, d’éducation, etc.
- Nous devons nous concentrer sur l’innovation et l’économie du savoir – faire de l’innovation une part égale du parcours universitaire combinée à la recherche et à l’enseignement.
- Nous devons faire preuve d’agilité et de rapidité dans le recyclage des gens et leur intégration au marché. Nous devons soutenir les personnes qui veulent sortir de l’économie traditionnelle, et rendre cette sortie moins risquée pour elles.
- Pour ce faire, il faudra faire venir des talents de l’étranger. Tout ne sera pas réglé par les Albertains qui vivent en Alberta aujourd’hui – nous devons faire venir des gens pour combler les lacunes.
- Nous devons concentrer notre attention sur les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM) et les arts (STIMA), en particulier pour les femmes.
- Nous devons réfléchir à la façon d’attirer au Canada des talents très performants. Une façon d’y parvenir serait de promouvoir les crédits d’impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS et DE), qui sont uniques au Canada.
- Nous devons trouver une plateforme commune pour examiner les renseignements sur le marché du travail afin d’éclairer la formation.
- Nous devons commencer par les définitions de base qui sous-tendent les renseignements sur le marché du travail pour réduire les frictions dans le système, c’est-à-dire définir les compétences de sorte que les personnes comprennent ce qu’elles font et ce que cela signifie dans l’économie actuelle.
Appui à l'expansion des entreprises et au développement des exportations :
- Nous devons aider les entreprises à se développer, afin d’aider les entreprises axées sur la croissance qui ne savent pas comment se développer.
- Cela pourrait prendre la forme de politiques et de programmes que le gouvernement pourrait utiliser pour cibler les entreprises et les aider à croître.
- Nous devons nous concentrer sur les exportations. De nombreuses entreprises ne savent pas comment vendre à l’extérieur de l’Alberta, mais l’Ouest canadien constitue un marché trop petit pour qu’on puisse s’y concentrer et y réussir.
- Cela exige une vision – l’attente d’échelle. Nous devons être explicites en nous attendant à ce que les entreprises croissent davantage et ne se contentent pas d’une petite croissance.
- Nous devons reconnaître que nous avons des produits que le monde entier veut, et nous devons être en mesure de les offrir au monde entier.
- Nous devons créer un environnement propice aux entreprises, non seulement en ce qui concerne les programmes gouvernementaux, mais aussi en ce qui concerne l’environnement fiscal approprié pour encourager le risque.
- Le gouvernement a un rôle à jouer pour aider les entrepreneurs à croître et à investir en absorbant une partie du risque, mais les gouvernements ne devraient pas choisir les gagnants. Les entrepreneurs doivent aussi apprendre à prendre des risques.
- Adopter un modèle de bailleur de fonds – au lieu que le gouvernement choisisse les gagnants au moyen d’un financement direct, demander aux personnes qui choisissent les gagnants avec leur propre argent de faire aussi le travail pour le gouvernement.
- Nous devons examiner des programmes, comme I-Corps aux États-Unis, qui aident les scientifiques à devenir des entrepreneurs.
- Nous avons certains avantages structurels, comme un système de soins de santé à payeur unique et le crédit d’impôt pour les investisseurs de l’Alberta. Nous devons en tirer parti et mieux les commercialiser.
- Nous avons besoin d’un accès plus facile aux programmes gouvernementaux. Il existe de nombreux programmes pour les PME, mais il faut souvent de l’aide pour les diriger.
- Le gouvernement a investi beaucoup d’argent dans l’innovation, mais il ne sait toujours pas ce qu’il faut faire. Nous devons être plus agressifs et miser sur des efforts d’échelle.
Règlement :
- Nous assistons à un effondrement du marché de la réglementation – des règlements s’ajoutent les uns aux autres. Nous devons nous assurer d’être concurrentiels à l’échelle internationale, où nous sommes en concurrence avec des marchés très différents qui pourraient ne pas avoir les mêmes exigences.
- Nous devons permettre une plus grande innovation sur le plan de la réglementation.
- Le risque lié à la réglementation est perçu comme étant élevé au Canada, ce qui amène les entreprises à déménager leurs activités à l’extérieur du pays.
- Nous sommes l’un des pays les plus sûrs au monde pour ce qui est de notre environnement réglementaire, mais nous ne le commercialisons pas efficacement. Nous devons reconnaître nos forces dans ce domaine. Il y a un risque de réglementation excessive, ce qui entrave notre croissance.
Partenariat et collaboration :
- Nous devons favoriser les partenariats et la collaboration avec les Premières Nations. Cela exige une approche proactive – elle ne devrait pas seulement être le résultat d’une exigence d’un programme gouvernemental.
Vision et urgence :
- Nous manquons actuellement de vision et de sentiments d’urgence qui pourraient contribuer à stimuler la croissance.
Technologies numériques :
- Les technologies numériques offrent un énorme potentiel pour faire progresser l’extraction des ressources et l’agriculture.
Q3) Qu'est-ce qui permettra à l'économie autochtone de continuer à croître?
Réconciliation :
- Il existe encore des traumatismes intergénérationnels. Nous devons tous être sensibles à ces questions. Tout le monde n’est pas au même endroit.
- Il y a de petits pas vers la réconciliation. Mais nous devons comprendre ce que fontles communautés, et prendre des mesures pour joindre les communautés autochtones.
Partenariats :
- Il existe des exemples passionnants de partenariats entre les Premières Nations et les collectivités non autochtones – nous devons mettre en valeur les pratiques exemplaires.
- Il ne devrait pas s’agir uniquement de partenariats mandatés par le gouvernement.
- De nombreuses collectivités sont favorables aux partenariats – nous avons besoin de tenir ces conversations.
- Il faut créer des occasions de rassembler les gens, d’échanger des connaissances et de partager du temps.
- Nous devons avoir plus de conversations et de dialogues.
Études
- Nous devons aider les jeunes Autochtones à intégrer l’économie du savoir. Il s’agit d’une main-d’œuvre importante. Nous devons encourager les jeunes.
- Nous devons également nous efforcer de faire de la formation autochtone une compétence de base, afin de promouvoir l’apprentissage de la réconciliation au sein de la population générale.
- Nous pouvons également appuyer la réconciliation économique en veillant à ce que les collectivités autochtones aient le soutien dont elles ont besoin et la capacité de critiquer l’industrie pour nous assurer que la réglementation appropriée est en place.
Le leadership en soi :
- Le leadership au sein des communautés autochtones peut aider à désigner les personnes clés et à promouvoir le changement de l’intérieur.
Infrastructure et connectivité :
- Nous devons soutenir la connectivité Internet et l’infrastructure appropriée afin de créer et de rendre visibles davantage de possibilités.
- L’infrastructure à distance constitue un obstacle.
- Nous devons aller plus vite à l’égard de la large bande.
Q4) Comment pouvons-nous améliorer la participation économique dans l'Ouest des groupes sous-représentés?
Stratégies ciblées :
- Chaque groupe sous-représenté a besoin d’une stratégie ciblée afin de stimuler le plein potentiel de ce dont nous disposons dans l’Ouest canadien. Besoin de faire preuve de détermination à l’égard des médias sociaux, du mentorat, des modèles de rôle, etc. Les divers groupes sous-représentés sont assujettis à tellement de variables.
- Nous avons besoin d’une stratégie pour les STIM. Cela doit commencer jeune – il y a encore un stigmate social qui touche les filles dans les STIM et qui commence tôt.
- Encourager les femmes à se mobiliser dès le départ.
Flexibilité :
- Nous avons besoin d’une plus grande flexibilité sur le lieu de travail pour les femmes. Les propriétaires d’entreprises/entrepreneuriats peuvent se le permettre.
- La culture d’entreprise d’un grand nombre d’entreprises est souvent plus conservatrice – certaines choses simples, comme la flexibilité du télétravail, peuvent aider à surmonter les obstacles auxquels sont confrontés les groupes sous-représentés.
Compétences :
- Nous devons repenser le système des titres de compétence, en particulier pour les nouveaux immigrants. Nous devons avoir des moyens d’évaluer leurs compétences et leurs capacités, et non pas les diplômes ou les grades ou leur origine.
- L’égalité des chances est plus étroite que par le passé et nous devons veiller à ne pas perdre de vue cet aspect de compétence. Nous devons nous concentrer sur la compétence en tant que résultat et sur l’égalité des chances en tant qu’intrant.
Essayer plus fort :
- Stratégie « pousser et tirer » – donner un petit coup de pouce est une bonne chose, mais à un certain point, les succès permettront d’éviter d’avoir à le faire.
- Beaucoup d’organisations sont coupables de faire la même chose, de ne pas aller au-delà des personnes qu’elles connaissent déjà.
- Chaque groupe doit faire ce qu’il doit faire – les femmes doivent prendre soin d’elles-mêmes et déterminer comment elles seront représentées.
Soutien opérationnel :
- Nous devons soutenir les femmes dans des lieux tels que les comités consultatifs de pairs où les femmes obtiennent des conseils pratiques sur leurs entreprises. Des gens d’affaires qui donnent des conseils d’affaires.
- Continuer d’appuyer les programmes de formation.
- Il y a beaucoup d’argent pour soutenir les jeunes femmes dans les STIM, les écoles secondaires, etc., mais il ne faut pas oublier les femmes d’âge moyen – il y a un besoin de formation et de déploiement de capital.
- • Nous devons investir dans l'approche des équipes agricoles – le gouvernement peut nous aider à cet égard.
Q5) Comment les gouvernements, l'industrie et les Canadiens de l'Ouest peuvent-ils collaborer pour faire croître l'économie régionale?
Discussions :
- Nous devons tenir des conversations constructives avec divers groupes, en rapprochant l’industrie et le gouvernement, mais aussi en nous mobilisant sans se limiter aux gens habituels.
Leadership:
- Nous devons être plus exigeants à l’égard de nos dirigeants politiques. Les premiers ministres des provinces de l’Ouest devraient coopérer. Bien qu’il soit positif que les représentants du gouvernement soient toujours engagés les uns avec les autres, il devrait y avoir les mêmes attentes de la part de nos dirigeants politiques.
- Nous avons également besoin de leadership dans tous les secteurs, privé et public, ainsi que d’une vision de l’avenir de notre histoire.
Autres :
- Soutenir les collectivités de la façon dont elles demandent d’être soutenues.
- Partenariats 3P.
- Aider notre personnel diplomatique à l’étranger à savoir qui nous sommes et quelles sont nos possibilités afin de mieux vendre notre pays.
- Créer un système de réglementation plus efficient.
- Adopter une approche axée sur les résultats.
- Développer les compétences pour une économie de l’innovation – cela exige une rapidité d’action.
- Éliminer les obstacles aux affaires au Canada. Le gouvernement fédéral doit faire preuve de leadership pour que nous puissions travailler en tant qu’unité de l’Ouest canadien. Travailler collectivement et en collaboration
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